XXIème arrondissement de Paris

A travers le projet " Le 21ème arrondissement de Paris" j'ai publié tout au long de l'année 2011 des montages photographiques à partir de lieux et d’images plus ou moins typiques et symboliques de la capitale française. Au total,Vingt-et-une œuvres ont été publiées. Vous trouverez ci-dessous quelques-unes des publications liées à ce projet ainsi qu'un lien vers la galerie des 21 photomontages.

Immeuble en fête n°2

La plus ancienne chocolaterie de Paris (A la mère de famille), née un peu plus de 25 ans avant la révolution française. Un feu d'artifices célèbre le bel union entre une vieille institution urbaine et l'éternelle nature.

Immeuble en fête n°2, photomontage de Federiko

Arkitektour

Un immeuble aperçu dans le XXème arrondissement de Paris, métro Télégraphe qui a accompli une transformation numérique. Son intégration dans la XXIème dimension s'opère avec une envolée symétrique. L'édifice mutant tourne, s'éloigne, perd ses couleurs et semble même vouloir s'évaporer... dans le XXIIème arrondissement ?

arkitektour, photomontage de federiko

Charcuterie

Le charcutier numérique a trouvé de quoi se mettre sous la dent,Un charcutier véridique venu se loger dans l'arrondissement,Vieille devanture comblée par  mes soins d'un beau ciel bleu,Clic clic copier-coller, plus de couteaux ni langues de boeuf.

Charcuterie, photomontage de Federiko

Passage d'enfer

Le passage d'enfer propose une vue plongeante qui aspire le regard du passant curieux en son sein. Un morceau d'espace paisible qu'on pourrait penser relié contre son gré au boulevard Raspail, bien que celui-ci réussisse presque à se faire oublier. Et tout Paris avec lui, en seulement un coup d'oeil. Comme quoi tout est affaire de perspective.

Marche vers le passé

Un groupe à l'arrêt, sur le point de franchir la rue.La flèche et l'horloge semblent être unies dans l'indication d'une direction opposée à l'avancée des citadins, qui prend une tournure de marche vers le passé.

Marche vers le passé, photomontage de Federiko

Arbre

A l'approche du parc du Luxembourg, un arbre taillé avec un grand soin géométrique. La nature mise en cadre, modelée avec une touche de symétrie dans un volume à angles droits. Une tête en forme de pavé, un squelette divisé en deux parties strictement identiques, aux ramifications complexes, pleines de courbures et d'épaisseurs, liées aux mêmes tronc enraciné dans un bout de terre froide et cerné par une clôture triangulaire.

La Tour Eiffel et la lune

La Tour Eiffel. Image typique de Paris. Ici l'édifice dont la hauteur fait la fierté des parisiens est encadré par une fenêtre. Je prends le cliché depuis une salle dont l'étendue et la profondeur de l'obscurité ont été exagérées par un effet numérique. La lune est clairement visible ; elle semble approcher la tour, la taquiner en lui signifiant la fatalité de son ancrage dans le sol.

Le tunnel

Il suffira de savoir que je suis Federiko, le passant qui a égaré son regard dans l'imagination de cet ouvrage impossible ; je suppose ainsi que son absurdité et sa logique seront apparentes à vos regards et qu'il ne sera pas nécessaire d'en dire plus. Le tunnel, bref passage dans un espace situé entre deux points identiques. On sort par une voie en tous points semblable à celle par laquelle on est entré. La sortie est une entrée et inversement.(Texte inspiré de l'ouvrage "Le tunnel" de l'écrivain Ernesto Sabato)

Le tunnel, photomontage

Un petit tour en haut de la tour

Depuis le sommet de la tour, agrandie pour l'occasion, je scrute et je suis assez euphorique de surplomber ainsi la ville. D'en haut j'ai l'impression de voir plus clairement l'environnement dans lequel j'évolue au quotidien. Une sorte d'illumination se saisit d'une partie de ma perception.
J'embrasse toute la géographie et toute l'histoire des murs de Paris, d'un regard panoramique.
La réalité s'obstine pourtant à se cacher - elle est si loin car je suis si haut perché - et ne se révèle qu'à travers sa surface. Même si je crois la sentir plus proche que jamais. Il ne me reste que le rêve à partager avec quelques passants que j'embarque dans mon ouvrage interminable.

Un petit tour en haut de la tour, photomontage

Marche à pieds

Le surplus de lumières est une protection face à l’obscurité du tunnel.Au-delà de l’éclairage produit, la position incongrue du réverbère,Suspendu dans un sens inattendu, est loin d’être anodine.Car la luminosité n’est pas qu’une question de physique.La faire vivre c’est lui donner les allures de l’idée pleine de liberté.Ce changement de perspective oriente le regard au-dessus des barreaux,Déviant une trajectoire prisonnière de la bouche du métro.L’homme finira par tourner le dos à cette dernière,Entamera une marche à pieds,Vers l’étrange copie conforme d’un célèbre monument,Dont le clocher perce timidement l’horizon.Ce repère reconnaissable est un réconfort géographique.

Les dents de la ville

Point de vue de l’architecte :« Forme en V entrevue un soir dans l’horizon craquelé de la longue rue du Faubourg-Saint-Denis. Celle-ci se rétrécit jusqu’à son point de fuite, une porte qui symbolise l'ancienne limite de la capitale.  Mon attrait architectural pour la symétrie, à l’origine de nouveaux paysages et d’harmonies surprenantes, me pousse à tenter une opération de montage photographique.De cette idée émerge un résultat étonnant. Une sorte de mâchoire avec des dents dessinées par les toits des immeubles. Une bouche féroce, émergeant du ciel et pleine d'énergie naturelle, ayant pivoté pour mieux croquer le mobilier urbain grisonnant et les engins roulants à l’arrêt, sur le point d’être avalés avant d’avoir pu diffuser leur boucan et leurs vapeurs. »

Rencontre

L'eau du canal de l'Ourcq sépare au premier plan deux personnes de leur image symétrique. La femme tourne le dos à l'homme qui l'accompagne. On pourrait penser qu'elle se cherche, qu'elle s'observe marchant le long du quai sans jamais arriver à réellement s'atteindre, que ses lunettes la rassurent, l'aident à masquer le fait qu'elle est en train de se regarder. On pourrait la croire narcissique, où au contraire peu confiante en elle au point de questionner le moindre de ses gestes. Son acolyte ne la voit pas. Il est pensif, il regarde vers le sol, il a l'air d'être dans l'introspection. Il se soucie moins de sa posture, de ce à quoi il ressemble. Il aimerait qu'il fasse plus chaud, que le soleil prenne le dessus sur le vent qui tente de se glisser à travers les plis de son écharpe.La rencontre avec leur semblable est proche et on peut se demander son issue. L'homme va-t-il se regarder où se cacher derrière la femme ? La femme va-t-elle continuer à s'observer jusqu'à se retrouver nez-à-nez avec elle-même ?

Rencontre, photomontage

Immeuble en fête

Une fontaine importée de Versailles a été logée à l'intérieur d'un immeuble spécialement transporté depuis le quartier de Barbès, recouvert de nombreux graffitis. Un joli feu d'artifice vient fêter cet heureux union, mêlé de surréalisme et d'utopie.

Les forces du mouvement et de la création artistique sont incarnées dans les jets d'eau, les étincelles et les traces de peintures aérosol. Le montage photographique agence ces ingrédients avec une touche supplémentaire de folie et d'inconscience.

Ce bâtiment statique bien ancré dans le sol est ainsi transformé en un nouvel élément, un immeuble en fête dont peut s'enorgueillir le XXIème arrondissement de Paris, mêlant au béton la grâce de la nature et la folie créative.

Immeuble en fête, photomontage de Federiko

Passages

Il s’était retrouvé seul dans un passage.Il purgeait le poids des émotions de la vie en société,Et dans la lumière, filtrée par un ciel pas tout-à-fait clair,Il se saoûlait d’une dose salutaire de silence trompeur.Il percevait le monde à l’image de ce que lui conseillaitSa conscience, où la folie et la raison s’enlaçaient.Son clone, les mains le long du corps, était dans un passage parallèle,Pas de communication possible et pourtant une similitude jusque dans les détails,Chacun ignorait tout de son semblable mais le connaissait pourtant très bien.Il continuait sa marche et n’allait pas rencontrer cet être irréel,Qui l’avait reflété dans une symétrie totalement logique,Voir en face leur parfaite similitude l’aurait pourtant transformé.

Passages, photomontage
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